Konzeptionelle Grenzen zwischen Archiv und Geschichte: Bewertung, Forschung und Nutzung

Les archivistes côtoient quotidiennement des historiens, mais l’inverse n’est pas toujours vrai. Les archivistes bénéficient généralement d’une formation d’historien, mais l’inverse est rarement le cas. Autrefois très proches, les professions d’historien et d’archiviste semblent s’éloigner l’une de l’autre. La dernière décennie a d’ailleurs vu se développer, en Suisse, un débat intéressant entre elles, mettant en lumière des frontières conceptuelles qui ne doivent pas devenir des barrières. Plus généralement, l’activité des centres d’archives demeure mystérieuse pour la majeure partie de la population, malgré les efforts de communication menés par les milieux professionnels.

Cette présentation exposera les termes du débat, définira les convergences et divergences entre les deux professions, avec des incursions dans les autres métiers de l’information documentaire (bibliothèques, musées) et dans la question des besoins des autres usagers des archives. Elle s’interrogera plus particulièrement sur la question délicate de l’évaluation et de la sélection des archives et sur son impact sur le travail des historiens. En forgeant les matériaux futurs des historiens, les archivistes exercent en réalité (et parfois à contre cœur) un pouvoir énorme qui implique éthique professionnelle, sens des responsabilités et documentation de leurs interventions. Il est impératif que les historiens tiennent compte de cette fonction centrale de l’archivistique dans le processus de critique des sources.

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